Karneval

Il y a de ces atmosphères qui se vivent qu’une seule fois. Où la répétition semble impossible. Du moins, dans notre propre ligne de temps.

Un carnaval pour souligner le début du Carême n’est pas événement unique de l’Allemagne, loin de là. Pensons qu’à Rio ou à la Nouvelle-Orléans. Mais, je suis certaine que d’une ville à l’autre non seulement l’ambiance est différente mais aussi l’expérience.

Vendredi soir, nous arrivons à Wasungen, gros village de Thuringe, près d’Erfut. Ma fatigue est cependant colossal, ayant bien fêté mon anniversaire la veille. Ça ne va quand même pas m’empêcher d’aller explorer ce qui se passe dans le coin. Et le sentiment d’exclusion parce que tu n’as pas de déguisement. À tous les coins de rue, des gens déguisés qui font la fête. Et quand je dis des gens, je veux dire des adultes. Le nombre d’enfants que j’ai vu doit se compter sur les doigts d’une seule main. Grosse tente. Musique. Alcool. Danse.

Samedi, c’est la journée. En après-midi, dans un froid un peu trop pénétrable, il y a la parade. Dont la plupart des gens que je connais participent. Il y a près de 90 groupes. C’est gros, quoi.
Et la soirée. Wow. Quelques-uns des véhicules de la parade sont stationnés dans la rue et blastent de la musique. Et les gens dansent. Et boivent. Et dansent. Et il pleut, mais on s’en fout. Il y a des déchets partout. Mais on s’en fout car on danse et on danse.

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Bleh

Alors, samedi dernier, je reçois une lettre (eh oui, les épiceries sont fermées le dimanche, mais il y a de la poste le samedi…), donc je reçois cette lettre qui dit que je n’ai pas les papiers nécessaires pour être en Allemagne.

Alors, hier matin (et par matin, je veux dire 14h00, erhm), je me dirige vers l’endroit où je devais aller -j’ai aucune idée du nom officiel de l’endroit- pour montrer ma lettre et une copie de mon visa pour me faire dire que ah oui c’est correct, c’est juste que dans l’ordinateur il n’y avait pas l’information que j’ai un visa.

Foutu paperasse allemande. Et sérieusement, si vous pensez que c’est l’enfer au Québec, je vous le dit, c’est rien comparé à l’Allemagne.

Mais bon, là c’est réglé.


Endure!

Quand en décembre, vu les températures assez élevé, c’est-à-dire toujours au-dessus de zéro, ensuite confirmé par janvier, j’ai décidé de ne pas m’acheter de manteau d’hiver. Pas besoin de ça en Allemagne que je me suis dit. Mais là, les températures canadiennes commencent à s’inviter dans cette jolie ville qu’est Munich, et même qu’une certaine nuit de cette nuit il a fait -20 à Berlin. Moins vingt. C’est froid. Mais là c’est février, alors référons-nous au titre de cet article.


Il y a quelques jours, lire vendredi dernier, lorsque j’ai déménagé (oui, encore), j’ai comme eu l’impression qu’il me manquait quelque chose. D’important. En arrivant au nouvel appart (qui est en fait l’ancien), je me suis mis à fouiller rapidement dans mes trucs pour réaliser que je ne trouvais ni mon passeport, ni mon disque dur externe.  Philippe, un ami québécois à qui j’ai pris la chambre pendant un mois, à vérifier pour moi si ça ne se trouvait pas dans la maison. Lundi, je me suis finalement décidé à fouiller méticuleusement (faut dire que Philipp, un ami allemand, a passé la fin de semaine chez moi alors je n’avais pas trop le temps) tous mes sacs. Résultat:j’ai mon disque dur externe. Mais pas de passeport.

Soupir.

Ce matin, j’ai donc pris mon vélo, en direction de Tal 29, München où se trouve le consulat canadien. Je crois que je n’ai jamais vu un édifice faire plus “bureau gouvernemental”, en fait, les bureaux sont coincés entre des commerces quelconques, dans un édifice quelconque. Mais quel ne fût pas ma surprise de constater que la dame parle français. Et un bon français. Pas le français broche-à-foin qu’on peut parfois, souvent, entendre dans les édifices gouvernementaux au Canada.

Tout ça pour dire que j’ai ben de la paperasse à remplir. Bleh.

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Pas toujours facile, même à Munich

Le vent de travers, ou en pleine face, la pluie qui fouette mon visage, les côtes (je chiale pour rien, j’en ai juste deux, mais aujourd’hui elles étaient particulièrement intense) et…

j’ai traité un Allemand, dans ma barbe, en français, de “vrai américain”. Il m’a coupé, alors que j’étais à vélo, avec son gros char (japonais).

Même si c’est presque une ville rêvée pour le vélo, il y a des jours, comme celui d’aujourd’hui où ce n’est pas facile.


Le Nouvel An allemand

Dormir ne fit pas partie de mes plans de cette année pour célébrer la nouvelle année. Rester debout toute la nuit et aller travailler le lendemain matin ressemble plus à la réalité.

Schweinsbraten. Knödel. Sauerkraut.

Weißbier.

Et, oh mon dieu, les feux d’artifice. J’avais vaguement lu qu’au Jour de l’An, il fallait faire attention aux gens soûls qui en font éclater. Je pensais que c’était une pratique un peu marginal. Mais, non.
Je n’étais pas dans la ville de Munich. J’ai célébré en bordure de la ville. Et c’était fou. Ils m’ont dit que je n’avais rien vu. J’ai compris le lendemain matin quand j’ai vu la ville recouverte de débris de feux d’artifice. Ça éclatait de partout.

Un peu avant minuit, malgré la pluie et le froid, nous sommes sortis pour aller dans un parc. Avec des feux d’artifice et du Sekts.

Et on a passé la nuit à boire et à jouer à des jeux (désolé pour le pléonasme mais vraiment, est-ce qu’il y a une autre façon de dire ça? Ou peut-être que ce n’est même pas un pléonasme. Bref.)

 


Sous la neige

Aujourd’hui, en me levant, je me suis dit que j’allais enfin avoir la preuve concrète qu’un court trajet en ville est plus rapide en vélo que n’importe quel autre moyen de transport. Mais, probablement sous la pluie que j’me dit. Mais non! Il neige :) J’ai donc pédalé sous la neige et c’était joli et c’était bien et je souris.Image


Enfin, je pratique!

C’est ce soir que je travaillais pour la première fois toute seule. Il y a donc fallu que je me débrouille totalement en allemand.

Ce n’était pas un si gros défi parce que ce n’était que le service du souper. Et bon, ça prend plus de temps faire le ménage et la préparation que le temps où le groupe est vraiment là et mange. Mais quand même.

Et j’ai réussi. Tout est bien allé.

Maintenant, le vrai défi est demain. Je travaille au bar. Un samedi. Seul. En allemand.


Après le matin vue de mon appartement, un coucher du soleil.


Munich, à 7h00 du matin, vue de mon appartement. Juste à côté de la brasserie Augustiner.


Musée de la bière et de l’Oktoberfest

Petit musée sympathique en trois sections :
Bière.
Oktoberfest.
Et le restaurant/bar.

Sans être renversant, il est tout de même assez intéressant. De beaux spécimens de Maß. Un vidéo sur l’histoire de la bière-en tant que breuvage du peuple. Un maudit clown qui m’a foutu la trouille. Au tout début de l’Oktoberfest, il y n’y avait pas de divertissement (sauf la course à chevaux), et tranquillement il y en a eu de plus en plus, pour devenir ce que s’est aujourd’hui.

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Londres, en trop peu de temps

Je vais à Londres.
Je vais faire du cinéma.
Je n’ai qu’un regret.
Qu’il soit loin de moi.

Quand, mardi après-midi, Alex, un ami américain, m’a annoncé que son vol de retour pour Las Vegas de Londres était vendredi matin, j’ai eu une envie soudaine de l’accompagner et de passer la fin de semaine dans la capitale anglaise. Bon choix, mais il y a beaucoup à voir/faire/profiter/flâner/apprécier. Houses of Parliament (Big Ben). London Eye. Buckingham Palace. Tower Bridge. The Who Shop. Camden. Covent Garden.

Et ce que je n’ai pas eu le temps de faire. Des musées (British Museum, Imperial War Museum, Tate Museum). Hyde Park. Prendre le temps de voir la ville telle qu’elle est, et non comme une touriste.

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On ne peut pas dire que j’ai été impressionné par le transport en commun londonien. Oui, le réseau est étendu. Oui, c’est facile de se rendre du point A au B. Mais “It’s not Munich” comme dirait Alex. C’est lent, ça brasse, c’est bondé (à tout moment), c’est en rénovation. Mais peut-être que visiter la ville-hôte des Olympiques quelques mois avec cette compétition internationale n’est pas la meilleure des idées.

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Je m’ennuie déjà des “Cheers, honey” des dames britanniques.

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Est-ce que notre perception d’un pays se différencie/s’altère/s’améliore par la visite du pays précédent? Certainement. J’aimerais tant arriver dans un nouveau pays sans le comparer à un autre et être capable de tout voir, tout sentir dans son intégrité…

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